Description
2 estampes originales de Bairei KONO (1844 – 1895)
(collées dos à dos)
Samouraï et faisan
Série : Bairei Gakan (Images de Bairei), volume n°7
Date du tirage : entre 1920 et 1940
Tirage avec les bois gravés d’origine
Editeur : Unsodo à Kyoto
Etat
Samouraï : quelques rousseurs, gondolement. Très bon état général.
Faisan : une tache près de la signature, un pli près de la marge inférieure. Bon état général.
Format chuban : 26,6 cm x 20,8 cm (KB04)
NB : Les 2 estampes ne sont pas collées directement dos à dos, 2 minces feuilles de papier végétal s’interposent entre elles.
Les différentes éditions de la série Bairei Gakan et les conséquences sur la présentation de celles-ci :
Bairei réalisa les dessins des 7 volumes de la série Bairei Gakan vers 1880-1890. Mais la première transcription en estampes de cette série date de 1903. Elle est réalisée par l’éditeur Shigemoto à Osaka.
L’éditeur Unsodo de Kyoto acheta ensuite les bois gravés à Shigemoto et son atelier fit un tirage de la série complète en 1913.
Pour les 2 premiers tirages, les estampes sont reliées en « orihon », c’est-à-dire pliées en deux dans le sens de la largeur et collées entre elles par les bords (imaginez un accordéon). Chaque volume est un petit album dont la largeur est égale à la moitié de la largeur d’une estampe. Chaque estampe est légèrement dégradée par un pli central vertical.
Unsodo décida alors dans les années 1920-1940 de faire un album de taille plus grande pour permettre une présentation des estampes à plat.
Le pli central disparait. Elles sont alors collées dos à dos et non plus par les bords. Certaines ne sont alors pas séparables.
L’artiste
Né à Kyoto en 1844, Bairei Kono y travailla toute sa vie de dessinateur et peintre. Kyoto, ville impériale, était restée la ville des artistes de la peinture tandis que Tokyo, ville du gouvernement militaire, développait l’art de l’estampe.
Il ouvrit en 1881 sa propre école de dessin. En 1893, il obtint le grade de membre du Comité artistique de la Maison de l’Empereur.
Bairei était spécialisé dans la représentation de Kacho-e, au sens strict et traditionnel « Images de fleurs et d’oiseaux ». Ce terme recouvre en fait une réalité plus large sous le pinceau des artistes japonais : tous les végétaux et tous les animaux devinrent siècle après siècle sujets des Kacho-e.










